Ce week-end, je suis passé à nouveau devant cet abri et il m’a semblé que ce bâtiment abandonné était désormais en réfection…
En rentrant, j’ai ouvert ce billet de novembre 2022 Éloge de la rêverie ! pour y déceler, comme au jeu des sept erreurs, les quelques modifications tout en enviant ceux qui se lançaient dans une telle réhabilitation…!!
Cela se trouve au pied de la Sainte-Victoire…

Nous laissons le jeep aux terres rouges avant de remonter à pied vers les champs d’oliviers…

Et voici le bâtiment, ici vu de l’Est…

La suite…? Sans commentaire…







Manque une belle charpente en châtaignier, une couverture (de lauze…?), un poêle à bois et des huisseries fines en aluminium noir, porte d’entrée comprise…
Ajoutez un plancher et des murs doublés de bois…
Pas besoin de box internet, on capte la 5G…
Un panneau solaire posé contre la façade pour alimenter un iPhone et quelques leds, une claie de portage pour remonter de l’eau et quelques provisions…
Sans oublier un canapé lit et une bibliothèque…
Et hop…!
Billet de (bonne) humeur (…oui, ça arrive !).
Je viens de parcourir quelques blogs et je constate que ces derniers associent de plus en plus fréquemment un visuel aux textes publiés.
Comme s’il était indispensable d’ajouter une illustration à des propos qui se comprennent sans cette béquille graphique…!
Un visuel n’est pas une obligation
Mais de plus en plus l’entre-eux font appel à des outils de création générative pour générer un gloglo en fonction des mots clés de l’article, une illustration qui habillera leur publication.
Question : une info brute est elle moins intéressante que la même avec un visuel racoleur ?!
Avons-nous besoin de voir (…au sens du voyeur) un immeuble éventé par des bombes pour prendre conscience de la réalité du quotidien des habitants de Gaza ? Non…
Je reconnais que le résultat graphique est propret, satisfaisant et certainement facile à générer, merci MinouProut…
Sur ce blog, ce n’est pas ma tasse de café. Certes, deux décennies plus tôt, nous avions opté pour un visuel carré dans le coin gauche pour habiller — telle une lettrine — les cinq premières lignes de chaque articulet.
Fabrique des illustrations
Si ceux de la catégorie Nazbrokology sont toujours précédés d’un visuel en noir et blanc, je ne me foule pas pour en coller sur toutes les autres thématiques.
Pourtant, si j’avais l’objectif fou de doper le nombre de lecteurs d’urbanbike, genre… « passer de 3 à …4 lecteurs quotidiens », ce ne serait pas inutile…!
Ma recette me prend peu de temps tout en me procurant une certaine satisfaction !
Si les copies d’écran des billets techniques restent en couleurs (mais assistés par l’épatant SMPRO), l’habillage graphique reste volontiers en noir et blanc.
Au moment de générer un visuel pour accompagner une publication, pas de réunion ou de long brainstorming ! Je jette un œil sur mes dernières photos réalisées avec l’iPhone. Ou je recherche dans mes albums un visuel précis.
Ensuite, j’effectue un post-traitement qui peut allier deux apps, à savoir Focos et BLACK - B&W Film Emulator.
- Focos pour ajouter/accentuer un effet de profondeur de champ, un effet Bokeh.
- BLACK - B&W Film Emulator pour basculer en niveaux de gris avec l’intensité, le rendu de pellicule argentique qui convient à mon humeur.

- Un exemple pour illustrer ce process… Image prise à Aix-en-Provence puis mise au point sur la grille pour laisser les rails dans le flou (via Focos) puis basculée en noir et blanc (via Black).
Une fois la composition réalisée (et recadrée si besoin), reste à optimiser le résultat avec JPEG Mini sur une largeur 900 pixels de large avec réduction du poids du visuel.
J’ai toujours du plaisir à le faire.
Parfois la relation entre le texte de la publication et ce visuel est étrange mais comme j’en connais l’ironique intention, le clin d’oeil décalé, et que je suis sur mon blog, je suis rapidement d’accord avec moi-même…!
C’est pourquoi je me vois pas déléguer cette tâche stimulante et amusante à une quelconque intelligence (…artificielle, générative ou approximative) : j’ai du plaisir à mitonner chaque visuel, à rire en mon for intérieur…
À force de laisser l’IA nous déposséder de tout sous le fallacieux prétexte de nous faire gagner du temps, je crains que l’on perde notre ironie en plus de notre style…!
C’est tout…
Pour mémoire, la date de lancement de ce blog est arbitrairement fixée au 23 septembre 2003.
De fait, c’était la date de publication du premier billet, humeur consacrée à une application de traitement de texte que j’adorais mais qui a disparu du monde Apple.
Cela fait un paquet d’années que je maintiens ce petit blog qui a subi nombre de changements d’outils de publication.

Même si j’en suis l’unique rédacteur depuis une très longue décennie, je dois y associer deux fidèles compères, à savoir Dominique et Richard. Ils m’ont permis de traverser ces nombreuses tempêtes techniques sans écueil…!
Je vais tacher (sic !) de maintenir le cap. Comprendre : continuer à partager des trucs improbables qui me surprennent. Et déverser ici mes longs soliloques.
Au risque de me répéter, Urbanbike m’évite le recours à des séances d’analyse chez un psy : certains font du macramé, de la sculpture, des gâteaux ou collectionnent des timbres…
N’étant pas habile de mes mains, je me contente de tapoter de petites notes sur mon iPhone en les balisant au format markdown puis les assembler pour les publier ici même.
J’espère avoir la force de continuer encore une petite décennie avant d’être congelé par la vieillesse !
Je suis conscient que la timonerie laisse parfois la barre à roue tourner sur elle-même !
C’est tout !